Effacer mes traces

Je suis témoin et je veux aider : Que dire, que faire ?

Vous devez adopter une attitude et des paroles qui vont à l’encontre de la stratégie de l’agresseur (dévalorisation, culpabilisation, infantilisation, contrôle, chantage, intimidations…). Respecter le rythme et les choix de la personne, rappelez-vous qu’elle a perdu confiance en elle et qu’il faut du temps pour se reconnaître en tant que victime.

 Appelez ou lui proposer d’appeler le 17, rassurez-la et mettez-vous en lieu sûr avec elle si possible. Ne remettez pas en cause le récit de la victime, ne cherchez pas à atténuer la responsabilité de l’agresseur. Il est important que la victime se sente crue et soutenue. Ne rentrez pas dans le jeu de l’agresseur qui tentera de rejeter la faute sur elle.

« La loi interdit et punit ces actes et propos »
« L’agresseur est le seul responsable »
« Vous n’y êtes pour rien »

➽ Si elle ne souhaite pas rentrer chez elle, proposez-lui d’appeler le 115 pour trouver une solution d’hébergement d’urgence (lien « je quitte le domicile conjugal »).

➽ Si elle ne souhaite pas déposer plainte, respectez sa volonté et ne prenez pas de décision à sa place (ce serait jouer le rôle de l’agresseur).

➽ Dans tous les cas, vous pouvez lui proposer votre témoignage par écrit et lui laisser vos coordonnées pour témoigner auprès des services de police ou de gendarmerie.

Vous pouvez lui poser directement la question (« Est-ce que tu subis des violences dans ton couple/à la maison ?») et/ou lui dire que vous êtes au courant des violences qu’elle subit dans son couple. Vous ne passerez pas pour intrusif mais bien au contraire, pour quelqu’un qui s’inquiète pour elle et qui la croit ! Ainsi, vous briserez la loi du silence et l’isolement que lui imposent son partenaire ou ex-partenaire violent.

ELLE SE CONFIEELLE NIE OU MINIMISE

Adoptez une écoute active et bienveillante ;

Rassurez-la et ne portez aucun jugement de valeur sur la victime, ni sur l’auteur.
« C’est très courageux de me parler de ce que tu vis »
«Tu peux me parler en toute sécurité, je respecterai tes choix »
« Je suis sûr(e) que tu vas t’en sortir, en parler est déjà un grand pas ».

Rappelez que les violences sont interdites et punies par la loi, que le seul responsable est l’agresseur.
« Tu n’y es pour rien, le responsable est l’auteur des violences »
« La loi condamne les violences dans le couple »
« Il n’y a aucune justification à la violence, tu n’es jamais responsable ».

Demandez-lui de quoi elle a besoin et l’informer que des professionnels peuvent l’aider. Vous pouvez lui donner les coordonnées d’associations d’aide aux victimes, lui conseiller d’appeler le 3919 ou d’en parler à son médecin, sa sage-femme, son gynécologue ou tout autre personne de confiance.

Ne pas juger, imposer ou insister !

Lui partager vos doutes, vos craintes, et lui dire que vous serez toujours à l’écoute dès qu’elle en aura besoin.

Vous pouvez lui expliquer le cycle de la violence conjugale afin de la déculpabiliser et de l’amener à une prise de conscience.

Informez-la quand même des aides existantes : associations d’aide aux victimes, le 3919, en parler à son médecin, sa sage-femme, son gynécologue ou tout autre personne de confiance.

Respectez son choix et son rythme

➽ Le récit des violences est difficile à entendre, surtout lorsqu’il vient d’un proche. N’hésitez pas à vous rapprocher des associations pour vous et pour orienter la victime.

Rien ne justifie la violence et le seul responsable est l’agresseur.

Comme expliqué précédemment, il exerce une emprise sur sa partenaire ou ex-partenaire, et cherchera toujours à se trouver des excuses et à rejeter la faute sur elle. Il est donc primordial de croire la victime et de rappeler à l’auteur de violences que ses actes sont inexcusables, injustifiables, interdits et punis par la loi.

Vous pouvez lui conseiller d’être lui aussi accompagné (seul) par un psychologue et/ou d’appeler le numéro national dédié à l’écoute des auteurs de violences : « Ne frappez pas  » – 08.019.019.11, ligne ouverte du lundi au dimanche de 9H à 19H en métropole – heure Guyane : de 4H à 14H.

Cependant, la grande majorité des auteurs de violences ne se reconnaissent pas en tant que tel et ne font aucune démarche, sauf s’ils en sont contraints par la Justice.

! Attention ! Les violences conjugales ne peuvent se régler par une médiation ou thérapie de couple puisqu’il s’agit d’un rapport de domination de l’un envers l’autre («Violences conjugales ou simples conflits de couple» ). L’auteur des violences pourrait se servir de ce moyen pour soumettre encore davantage sa partenaire. 

Vous pouvez signaler une violence conjugale, sexuelle ou sexiste en ligne

Qui peut aider ?

Les professionnels de la santé en Guyane

Chaque professionnel a pour rôle d’accueillir et d’écouter les femmes avec bienveillance, de respecter leurs choix et de les orienter vers les différents partenaires existants.

J’ai besoin d’être entendue

Vous pouvez appeler le numéro national d’écoute des femmes victimes de violences au 3919.

Si vous êtes en Guyane, l’association L’Arbre Fromager propose  un soutien à toutes les femmes: 0594 38 05 05.

En cas de danger imminent

La police et la gendarmerie au 17.

Le 114 par SMS, en remplacement du 15, 17 et 18 pour les personnes sourdes, malentendantes, aphasiques, dysphasiques.

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